Le dimanche à Bamako...

Publié le par Maud

Ce weekend a eu lieu la plus importante des fêtes musulmanes, la tabaski, le jour du sacrifice du mouton. Nous avons donc eu 3 jours de congé. Donc samedi, après avoir travaillé la journée j'ai préparé mon sac et le dimanche matin, c'était parti pour la capitale, Bamako!


Fernando s'y rendait pour aller chercher sa femme à l'aéroport donc j'ai profité du voyage. Après 8 heures passées dans la voiture, nous sommes enfin arrivés dans la grande ville en pleine effervescence. Il y avait des moutons partout! imaginez un peu, 2 millions d'habitants (officiellement parce qu'en vérité, on ne compte jamais!), 80% de musulmans et un mouton ou plus pour chaque famille!
Nous sommes descendus à l'hôtel Mandé où des chambres ont été réservées par la SATOM. Fabuleux... la piscine, le fleuve Niger, le restaurant sur pilotis et les palmiers... la grande classe! comme nous étions un peu fatigués nous sommes allé boire un petit verre au bar des expatriés, La Terrasse, et puis on est allé se coucher.

Le lendemain, c'est à dire lundi, nous sommes passé chercher Bérénice, une amie de Fernando et nous avons fait le tour de la ville en voiture. C'est une ville bizzare, mélange de bâtiments coloniaux, d'architecture moderne et de bidons-ville... Le marché y est gigantesque et opulent et enfin, les moutons ont été égorgés donc à part du sang sur les trottoirs et des têtes dans des seaux, on ne trouve plus trace d'aucun des milliers de bêtes croisées la veille... pauvres bestioles...


Et puis on a fait une promenade au zoo. Entre les cadavres d'animaux de tous les côtés et les anecdotes du style "tiens, à cet endroit, un enfant c'est fait dévoré par les lions, ils s'étaient sauvés on ne sait pas comment!" c'était bien différents des zoos en France, mais les bêtes n'y sont pas mieux logées.
Mais l'essentiel est que ça fait plaisir de pouvoir flanner tranquillement en ville, sans qu'on te dévisage comme si tu étais un extra-terrestre. L'avantage de Bamako, c'est qu'il y a beaucoup d'expatriés et de touristes et que donc, étant habitués, les gens ne font plus attention. Retrouver l'anonymat quand tu as tes origines et la taille de ton compte en banque tatoués à même la peau, ça fait un bien fou!

Le soir, comme Fernando allait à l'aéroport, il m'a déposé chez Bérénice. J'ai rencontré sa famille, ce sont tous des éxilés, ayant fui un Tchad trop dangereux et n'offrant aucune perspective d'avenir. Dans la petite maison bamakoise cohabitent Bérénice, sa tante, sa soeur, son frère et sa petit nièce Yaya d'à peine 6 ans. Nous avons bu l'apéro en famille puis avec Bérénice et son frère Kébir nous sommes partis faire la fête. On a pris un taxi (t'as pas l'impression d'être en sécurité dans les taxis africains mais bon, il faut bien tester!) et on est allé à un concert dans un stade. C'était pas génial alors on est allé dans un autre concert, au bar l'Exodus. Comme le nom l'indique, le reggae était au rendez-vous et la bière a coulé à flots! un peu après 2h du matin, ils m'ont invitée à dormir chez eux et j'ai accepté bien volontiers.

J'ai passé la journée du mardi à glander au bord de la piscine de l'hôtel, j'ai bouquiné, me suis baignée, bref un repos bien mérité avant de retourner picoler avec Fernando et sa femme Jacintha, tout droit venue du Portugal. Ayé, le weekend est fini, il nous faut passer le mercredi sur la route avant de rejoindre notre bonne vieille brousse, et le village de Konna qui ne m'avaient pas du tout manqués!

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Bonjour<br /> Je découvre votre blog et permetez moi de vous dire que j'aime beaucoup il me permet de découvrir de voyager sans bouger de derrière mon écran et de m'évader.<br /> Merci pour ces bons moments, bon courage à vous et bonne continuation.
Répondre