Tombouctou la mystérieuse

Publié le par Maud

Ce week end, Fernando et moi sommes allée rendre visite à cette ville mythique et mystique qu'est Tombouctou. Nous avons emmené avec nous Abdoulaye le cuisinier et Hammadoun le comptable qui sont originaires de la région, afin qu'ils voient leur famille.

Aller à Tombouctou cela se mérite. A peine 350 km la séparent de la base de vie, mais c'est 7h de route au moins qu'il faut compter. La piste est mauvaise, pleine de radiers, de trous et de bosses. La latérite a formé depuis bien longtemps cet aspect de tôle ondulé qui rend le voyage fort inconfortable. Et puis, les paysages se ressemblent: de l'herbe jaunie par le soleil puissant et les rares arbres épineux qui poussent ça et là, au hasard.

C'est enfin l'arrivée au fleuve Niger qu'il nous afut traverser pour rejoindre Tombouctou. Un petit port se trouve au bout de la piste qui plonge droit dans l'eau. Un bac fait les aller-retours à une allure très africaine, pas moins d'une heure pour traverser, tranquille! et un soleil de plomb! quand on a pas de chance et qu'on arrive juste après le départ du bac, il faut donc attendre pas moins de 2heures pour traverser!

A notre retour sur la terre ferme, tout le monde est content, plus que quelques kilomètres et c'est Tombouctou la mystérieuse qui nous ouvre ses portes. L'architecture est splendide, les maisons en briques de calcaire et le style plus ou moins arabisant changent vraiment des maisonnettes en banco habituelles.

Tombouctou est une ville baignée par la religion et la culture. Elle a été autrefois le lieu comptant le plus de bibliothèques et de lieux de receuillement de la civilisation africaine. Comme si le désert nous poussait à apprendre, à comprendre.

A peine les employés déposés et les chambres d'hôtel réservées, c'est la rencontre avec ce grand monsieur qu'est le désert qui m'attend. Je l'avais entre aperçu à Gao, à Tombouctou, il m'a pris dans sa main. Ses dunes, ses hommes, ses animaux, le sahara m'a fait une drôle d'impression. Comme s'il me protégeait mais qu'il pouvait m'écraser à tout moment.

Le soir, des étoiles plein le ciel et plein les yeux, nous avons pris le thé touareg chez un ami que nous avons rencontré dans un restaurant quelques heures auparavant. Quel calme, quel délice, j'avais vraiment envie de dormir à la belle étoile cette nuit là!

Après avoir parcouru la ville et les environs samedi et dimanche matin il nous a falu rentrer à Konna. Au bac nous avons attendu 2h30, et oui pas de chance! et avons donc dû finir le trajet de nuit. Ce fût un bon week end, je me suis fait la promesse de revenir bientôt et de partager plus de choses avec ce peuple fabuleux qu'est le peuple touareg.
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